25th jan, 2005

Les ingénieurs de l’absurde

Des personnes travaillent à racourcir la durée de vie des produits pour que nous en consommions plus, tout en donnant l’impression que les pannes sont provoquées par le consommateur, de mannière à ne pas entammer l’image de la société qui les emploie.

« Le moindre objet acheté est programmé pour s’auto-détruire. »

La société de consommation est soutenue par l’argent des ménages. En fait l’argent que vous gagnez, vous devez le dépenser intégralement sous peine d’être la source d’une catastrophe économique.

Tous les économistes le savent, la consommation des ménages, leur moral notamment influe sur les cours de la bourse. Si les ménages ont le moral, ils vont consommer, donc les entreprises vont vendre, donc l’état va s’enrichir.

Tout le monde est content : le consommateur a acheté plein de nouveaux gadgets inutiles qui iront garnir les vides greniers. Les entrepreneurs ont fabriqués plein de choses inutiles qu’ils utilisent pas eux même mais qui leur servent à produire de la richesse qui leur permet de dépenser encore plus pour avoir des super gadgets très chers qui iront s’entasser dans leur cave.

L’état s’enrichi de taxes diverses qui permettront à nos élut de s’exciter sur des nouveaux projets inutiles, destinés à mettre en valeur leur égo, et accessoirement alimenteront leurs comptes in Suisse grâce à des commissions occultes dont ils se serviront pour s’acheter des giga gadgets hyper rares qui iront s’entasser dans des coffres ou des musés.

On s’amuse. Mais tout cela est lié à l’envie de consommer de ces ménages. C’est ce que l’on appelle la croissance.

Sans cet acte de consommation inexorable, pas de croissance. Donc pas de création de richesse pour les uns et les autres, donc pas de pouvoir d’achat.

Nos consommateurs ont le choix entre dépenser tous leur argent, ou ne plus en avoir. (Où disons en avoir, mais qui n’a plus de valeur, ce qui revient au même.)

Les industriels, encouragés par l’état et aussi par bon nombre de consommateurs avides de nouveautés, se doivent de motiver cette envie avec des nouveaux gadgets. Car rien n’est pire qu’un consommateur qui ne consomme plus !

Dans un premier temps dans les années 1960, lors des « trente glorieuses » ce problème était facile à résoudre. De nouveaux appareils - essenciels aujourd’hui mais inconnus alors - sont apparut sur le marché. Les industriels ont multipliés les inventions et le système a permit de changer la vie de nos concitoyens avec les réfrigérateurs, les machines à laver, les sèche cheveux, les disques …

Lorsque les ménages ont étés équipés, il a fallut améliorer techniquement ces inventions. On a miniaturisé, fait évoluer ces appareils pour les rendre chaque fois plus attractifs. Le nouveau modèle de fer à repasser est à vapeur ! « Je jette l’ancien ! ».

Mais voila, petit à petit, nos ménages se voient suréquipés en robots inutiles et encombrants. Leur envie de consommer baisse. Les nouveautés semblent plus fades et moins attrayantes.

On a commencé à mentir. On a crée des nouvelles choses qui n’était que des anciennes et on a commencé à tourner en boucles. Les yogourts par exemples. On les a fait sucrés, puis au fruits, puis aux vitamines, puis natures, puis encore au fruits mais onctueux, puis sans sucre, puis au biofidus sans sucre et sans fruits. Aujourd’hui une publicité de yogourt est un mensonge permanent. On vous montre des fruits véritable alors qu’en réalité on vous vend des fruits au sirop mélangé à des goût artificiels, on vous fait croire que les Yogourt peuvent servir de crème de soin pour le visage, qu’ils ne font pas grossir et j’en passe.

A cours d’imagination, on tente de nous donner envie de consommer avec du rêve. Car la réalité est que l’innovation est en panne !

Les gros équipements comme les voitures ou les machines à laver n’ont pas besoin d’être changé très souvent. Comme il faut absolument que le consommateur jette se qu’il achète rapidement pour acheter encore et encore ce qu’il à déjà, on cherche des moyens pour le convaincre.

Tout d’abord on lui offre des primes, puis on le menace avec un contrôle technique de plus en plus compliqué et qui pousse à changer son véhicule.

Et finalement on cherche à détruire les objets pour qu’il soit obligé d’en racheter des nouveaux. C’est peu l’absurde situation dans laquelle on se trouve aujourd’hui. A cours d’arguments pour nous convaincre, n’ayant plus la possibilité de nous enfumer avec de fausses innovations, on nous contraint à changer notre matériel en programmant par avance sa propre destruction.

Comment ça marche ? C’est très simple. Il existe des milliers d’ingénieurs qui sont payé uniquement pour trouver ces petits défauts de fabrications qui rendront l’objet inutilisable – ou alors difficilement utilisable - à expiration de la garantie.

Un exemple ancien mais très édifiant est celui que m’avait raconté Mme Crépon, mon professeur d’économie au Lycée du Mass de Tesse à Montpellier. Les économes pour éplucher les pommes de terres ont étés étudié d’une manière très ingénieuse. Vous n’avez jamais constaté que vos économes en bois disparaissent sans arrêt et que vous achetez chaque fois des nouveaux ?

Ce n’est pas le hasard. En fait lorsque vous les achetez ils sont marron laqués, bien brillant. C’est pour vous plaire. Vous le trouvez joli et vous l’achetez. Mais vous constaterez que rapidement le verni s’ en va pour faire place à une peinture fade. Précisément, cette teinte est exactement de la couleur des épluchures de pomme de terre.

Il y a donc un ingénieur qui un jour à fais des calculs savants pour démontrer qu’en induisant en erreur les gens avec cette couleur particulière, un pourcentage d’entre eux jetera l’économe avec les épluchures a la poubelle, et que cela permettrait de vendre plus d’économes !

C’est merveilleux non ?

Maintenant, parlons d’un exemple plus inquiétant. Le cas des appareils ménagers en général. Ces entreprises on un cruel dilemme. Elle ne peuvent vendre des engins qui tombent en panne systématiquement sans altérer leur réputation. Il faut donc la jouer fine. On va fabriquer une pièce minuscule, un petit crochet. On va le mettre à un endroit stratégique du système d’ouverture de la porte (pour un lave linge par exemple).

On va ensuite concevoir celui-ci de manière à ce qu’il résiste suffisamment pour que la garantie ne s’applique plus lorsqu’il se brisera.

Ce système à un avantage certain. Il culpabilise l’utilisateur car celui-ci pense qu’il a cassé la porte en la manipulant trop violement. De plus il n’altère pas l’image de la marque d’électroménager car la machine fonctionne très bien par ailleurs.

Des pièces qui se cassent après deux ans il y en a dans tous les appareils.

Les caméscope ont des boutons fragiles qui se briseront facilement, les chasses d’eau sont désormais toutes en plastique fragile et qui ne résiste pas au tartre, et j’en passe…

L’imagination des ingénieurs pour vous convaincre de changer est sans limite. Par exemple un fabricant de portables avait inclut dans l’appareil une sorte de bombe à retardement logicielle qui fait qu’après expiration de la garantie, tous les appareils cessaient de fonctionner. C’est ainsi qu’une entreprise de ma connaissance ayant achetée de nombreux portables de ce constructeur c’est retrouve en peu de temps à avoir un nombre considérable d’appareils « bloqués ».

Dans l’informatique c’est encore pire. Les disques durs se mettent en quelque mois à faire un bruit assourdissant, les logiciels nécessitent des « upgrades » régulier où ils ne marchent plus.

Même le logiciel windows se met à ralentir au fur et a mesure que vous installez des nouvelles applications.

Plus ressament, l’état lui-même s’y met en obligeant bientôt tous les utilisateurs de voitures de plus de dix ans à changer des pièces ayant de l’amiante.

Tout le monde sait à quel point l’automobile est un secteur déterminant pour ce qui concerne l’économie d’un pays. Relancer la consommation d’automobiles peut complètement changer les chiffres de l’économie.

Nous l’avons vu, tous les objets que nous achetons sont éphémères. Ils sont faits pour nous distraire un court instant, le temps de nous faire oublier que nous ne sommes que des cochons payeurs, des gogols qui doivent consommer à tout prix.
De poubelles

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