16th avr, 2007

Chap 8 : Les Juives de Miami Beach

Une chose qui surprend a Miami Beach, c’est l’omniprésence de la communauté juive. Dans certaines rues tous les restaurants et les magasins sont Cachère. Ce n’est pas ce que l’on s’attend à trouver à Miami au premier abord.

Aujourd’hui je vais vous parler des Juifs de Miami Beach, car sans eux ‘la Beach’ serait encore un marécage avec des hôtels louches.
Voila ce que l’on m’a raconté, ce n’est pas historique, c’est juste l’expérience de Français qui ont vu la transformation de Miami ces 30 dernières années.
Dans les années 60, Miami c’est développées grâce à l’argent de la drogue. Les cartels de l’Amérique du sud, investissaient leur argent sale sur Miami Beach et les grands hôtels d’aujourd’hui étaient des bordels et des lieux de débauche.
On peut dire que la manne financière apportée par ces dealers a contribuée à faire ce que Miami est aujourd’hui. Les immeubles restaurés ont aujourd’hui un joli look art déco, mais à l’époque c’était des taudis.

Dans les années 80, la criminalité était légendaire, au point des séries télévisée ont exploitée le mythe. Alors les politiques ont décidé de nettoyer. Les USA sont un pays parfois long à la détente mais quand une décision est prise, c’est un rouleau compresseur.
Des milliers de flics et même parfois des militaires ont traqué les dealers, et les ont mis en prison. Pendant 10 ans ils leur ont mené la vie dure et finalement la loi a gagnée et les malfrats sont allés ailleurs.

Les Juifs de New York, lassés du froid hivernal ont commencés à passer leurs vacances sur Miami Beach. Ce bras de mer hors de l’Amérique si structurée et organisée leur rappelait pour certain Israël. Mais plus stratégiquement, sa position entre les Caraïbes et l’Amérique du Sud en faisait le lieu idéal pour monter des commerce d’import export, grâce notamment à a l’infrastructure du port de Miami.

Lors de l’Intifada en Israël, les choses se sont accélérées. Du fait qu’Israël se trouvait en guerre, c’est devenu pour l’Europe un pays à risque. Les journalistes ont cassés sa réputation, et le gouvernement socialiste en France notamment a prit fait et cause pour les Palestiniens. Immédiatement presque tous les contrats signés avec les grosses entreprises Françaises ont étés rompus.

Les Juifs d’Israël ont alors comprit que faire du commerce avec l’Europe serait difficile car certains pays très influents, soutenaient leurs ennemis à la fois financièrement et politiquement. Ils ont décidés d’Immigrer aux USA leur alliés de toujours.
Mais pour s’installer aux USA le lieu idéal, prêt de la mer, avec du soleil et pas cher ? Miami Beach. Car à cette époque tout était à vendre pour rien. La réputation de Miami, toujours tenace, maintenait les prix bas, et certains ont senti que des opportunités dans l’avenir allaient se développer dans cette région. Ils avaient bien raison.
Voila comment des milliers de juifs d’Israël sont venus avec leur famille pour fuir l’Intifada, cette guerre qui n’en finissait pas. Ils sont venus avec leur famille, mais aussi avec leur argent.
Et ils ont acheté les hôtels en ruines qu’ils ont fait rénover.

Après le 11 Septembre, les juifs de New York ont senti le vent tourner et eux aussi sont partis à la conquête de ce nouveau territoire, fuyant la ville maudite pour aller vivre là ou ils allaient souvent passer leurs vacances.

Revenons à aujourd’hui. J’ai décidé d’aller faire une ballade à Ball Harbor, à 10 km de chez moi, pour assister a la sortie de la grande Synagogue.

On est vendredi et dès le matin les couloirs du Carriage House, sont remplies des odeurs de la nourriture préparée par les juives pour shabbat. Cela sent la cannelle mais aussi la viande mijotée dans son jus.

Ces odeurs persistent toute la journée. Parfois le soir, cela sent le brûlé aussi. A force de mijoter, le rôti a brûlé.

Je reprends mon vélo et commence à tracer ver Bal Harbor en empruntant les trottoirs. J’ai pris soint d’avoir sur moi de quoi boire, une pompe à vélo et quelques accessoires de secours.
Les rues sont peuplées de juifs qui se rendent à la synagogue. Les familles sont habillées comme pour un mariage. Les femmes poussent les poussettes et les enfants batifolent en costar. L’uniforme est le pantalon noir et la chemise blanche. Les hommes eux portent des chapeaux noirs au bord relevés, et ont des sortes de cordelettes qui pendent sous la veste. Il fait 30° mais les femmes en petites robes ont des collants.

Ces attelages contrastent tellement avec les défilés de bombes latino, que l’on se demande si on est bien dans la même ville.
Après un long périple j’arrive enfin à Bal Harbor. Cette petite ville le long de la plage fait à peine 1km de long, mais c’est certainement la partie la plus luxueuse de Miami Beach. D’immenses tours ont vues sur la plage et de l’autre coté de la route, juste avant le fameux centre commercial luxueux ou on trouve toutes les grandes marques Françaises, se trouve la fameuse Synagogue.

La fin de l’office est proche c’est bientôt midi, et contre la longue rambarde qui surplombe la route, les hommes sont le portable a l’oreille, et les femmes discutent entre elles.
On se croirait au départ du Titanic. Les femmes de toutes beautés ont la peau blanche et les yeux bleus, des tâches de rousseur. Rien à voir avec la population de Miami au tien basané et métissé. Dans leurs robes fleuries de couleurs pâles, elles dégagent une pureté et une sorte de jeunesse éternelle. Impossible de leur donner un âge. Elles ont toute l’air d’avoir vingt ans.

Je remarque aussi une nonchalance extraordinaire. Tout va bien, tout le monde est tout sourire et on se croirait arrivé au paradis.
Mais dieu que ces femmes sont belles! Nicolas me faisait la remarque : « attention c’est des religieuses, tu ne peux que regarder ». Je ne suis pas du tout religieux et leur vie semble dictée par des impératifs écrits par la communauté. Bien faire a manger, s’occuper de son homme, et des enfants… Je vais peut être songer à devenir religieux !
Par contre les hommes ne sont pas vraiment à la mode avec leurs bacchanales, et leur barbe.
Les femmes ont misent leur grands chapeaux, et leur plus beau sourire. Tout le monde sort et les trottoirs se replissent de monde. On parle du repas, des enfants. La vie semble sans encombre et sans soucis. Tout est calme, et le temps passe au ralenti.

Je reste la, assis sur un banc, projeté dans les années 30, époque révolue ou tout semblait possible et ou le sida, les guerres n’était pas encore d’actualité. Ce matin, le temps c’était arrêté.

Réponses

un point de vue interessant de miami et d’un rêve en devenir que tu racontes avec talent
vivement la suite

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